Les agonistes du GLP-1 sont aujourd’hui prescrits à la fois dans le diabète de type 2 et pour perdre du poids : le sémaglutide (Ozempic et Wegovy en injection, Rybelsus — désormais aussi appelé Ozempic en comprimés aux États-Unis — et Wegovy par voie orale) et le tirzépatide (Mounjaro et Zepbound). En 2026, le sémaglutide générique est aussi arrivé en pharmacie dans plusieurs pays. Quel que soit le médicament que vous prenez, la même question revient : quels examens faire avant la première dose, et à quelle fréquence les refaire.
La réponse honnête est courte : un bilan initial ciblé, quelques contrôles et une liste claire de symptômes d’alerte suffisent pour la plupart des gens, tandis que des examens supplémentaires en vogue, comme la calcitonine et la lipase, ajoutent plutôt de l’inquiétude que de la sécurité.
Cet article prolonge notre série sur la surveillance biologique sous traitement, après quels examens surveiller sous metformine et ce qu’il faut contrôler sous statines. Les décisions de traitement relèvent de votre médecin ; nous ne traitons ici que du versant laboratoire.
Pourquoi les analyses comptent sous agonistes du GLP-1 — et pourquoi il n’existe pas de calendrier unique
Le GLP-1 (glucagon-like peptide-1) est une hormone intestinale qui intervient dans le contrôle de la glycémie et de l’appétit ; le tirzépatide imite aussi une seconde hormone, le GIP. Ces médicaments agissent pendant plusieurs jours et ralentissent la vidange de l’estomac, d’où leurs effets indésirables fréquents : nausées, vomissements et diarrhée.
La notice américaine d’Ozempic et ses équivalents pour Wegovy, Mounjaro et Zepbound ne prévoient aucun calendrier d’examens de routine. Ces notices rattachent les examens à des situations précises : diabète, déshydratation, rétinopathie diabétique et quelques interactions médicamenteuses. Pour le traitement de l’obésité, l’American Diabetes Association (ADA) ajoute des consultations de suivi avec votre soignant — au moins une fois par mois pendant 3 mois, puis au moins tous les 3 mois — qui ne comportent pas forcément de prise de sang. Les analyses répondent donc ici à trois questions : le traitement fonctionne-t-il, est-il sans danger pour vous en ce moment, et vos apports en nutriments sont-ils suffisants ?
Avant la première dose : un bilan initial raisonnable
Sans point de départ, personne ne pourra dire plus tard ce que le médicament a changé. Selon nous, un minimum raisonnable pour la plupart des adultes — un repère, et non une exigence des notices — comprend :
- HbA1c et glycémie à jeun. L’HbA1c (hémoglobine glyquée) reflète la glycémie moyenne des 2–3 mois précédents : c’est le principal marqueur de suivi du traitement en cas de diabète, et un moyen de dépister un prédiabète en l’absence de diabète.
- Un bilan lipidique avec les triglycérides, qui baissent en général sous ces médicaments, ce qui n’est habituellement pas le cas du cholestérol LDL.
- ALAT et ASAT (± GGT), un point de départ pour le foie.
- Créatinine avec DFGe (débit de filtration glomérulaire estimé, qui reflète la capacité de filtration des reins), car les vomissements et la diarrhée peuvent vous déshydrater et, comme le préviennent les notices, provoquer une atteinte rénale.
Seulement s’il y a une raison : ferritine (réserves en fer), vitamine B12 et vitamine D après une carence antérieure, une chirurgie bariatrique, une maladie cœliaque ou un régime très hypocalorique — les situations citées dans un avis nutritionnel conjoint publié en 2025 par quatre sociétés savantes américaines de l’obésité et de la nutrition, et non un bilan universel ; TSH sous lévothyroxine ou en cas de symptômes thyroïdiens ; test de grossesse si une grossesse est possible.
Les questions sur vos antécédents qui comptent plus que n’importe quel examen
Avant la première dose, signalez à votre médecin si vous avez eu :
- un carcinome médullaire de la thyroïde (CMT), un cancer rare de la thyroïde, vous-même ou dans votre famille, ou une néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM 2), une maladie héréditaire qui y est liée. Aux États-Unis, un avertissement encadré contre-indique ces médicaments dans ce cas ; il repose sur des études chez les rongeurs, et l’on ignore s’ils provoquent ces tumeurs chez l’être humain ;
- une pancréatite (inflammation du pancréas) ;
- une maladie de la vésicule biliaire ou des calculs biliaires ;
- une rétinopathie diabétique (atteinte de la rétine due au diabète).
Aucune prise de sang ne répond à ces questions, pas même la calcitonine.
Pendant le traitement : quoi recontrôler et à quelle fréquence
HbA1c en cas de diabète. Les Standards of Care in Diabetes 2026 de l’ADA conseillent un dosage au moins deux fois par an, et plus souvent — par exemple tous les 3 mois — si vous n’avez pas atteint votre objectif ou si votre traitement a récemment changé. Comme les doses d’agonistes du GLP-1 sont augmentées par paliers, cela signifie en général tous les 3 mois au début.
HbA1c et lipides sans diabète. Il n’existe pas de calendrier officiel ; selon nous, un contrôle à 3–6 mois s’ils étaient anormaux au départ, sinon une fois par an.
Glycémie sous insuline ou sulfamide hypoglycémiant (des comprimés plus anciens, comme le glimépiride, qui font libérer de l’insuline par le pancréas). L’association augmente le risque d’hypoglycémie, risque qui, selon les notices, peut être réduit en diminuant la dose du sulfamide ou de l’insuline ; les notices de Wegovy et de Zepbound demandent une surveillance de la glycémie avant et pendant le traitement en cas de diabète.
Créatinine en cas de pertes de liquides. Les notices demandent de surveiller la fonction rénale chez les personnes dont les effets indésirables « pourraient entraîner une déplétion hydrique, en particulier lors de l’instauration du traitement et de l’augmentation de la dose » — un dosage quand les vomissements ou la diarrhée ne se calment pas, et non un contrôle mensuel pour tout le monde.
Examen ophtalmologique en cas de rétinopathie diabétique. Dans un essai de 2 ans mené chez des personnes atteintes de diabète de type 2 à haut risque cardiovasculaire, des complications de la rétinopathie sont survenues chez 3,0 % des patients sous Ozempic contre 1,8 % sous placebo, avec une hausse plus marquée chez ceux qui avaient déjà une rétinopathie. Une analyse ultérieure a relié ce surcroît de risque à une baisse importante et rapide de l’HbA1c au cours des 16 premières semaines, à une rétinopathie préexistante et au recours à l’insuline. C’est pourquoi le chapitre 2026 de l’ADA consacré à la rétinopathie conseille d’examiner la rétine lorsque le traitement est intensifié par des agonistes du GLP-1 ; les notices du tirzépatide comportent la même mise en garde, commune à toute la classe.
Ce que vos résultats montreront probablement
Glycémie. Dans les essais en monothérapie présentés dans les notices américaines, l’HbA1c a baissé de 1,4–1,6 point sous Ozempic et de 1,7–1,8 point sous Mounjaro, pour une valeur de départ d’environ 8 %. Sans diabète, la baisse est faible : 0,4 point contre 0,2 sous placebo dans STEP 1, le principal essai de Wegovy sur la perte de poids. Elle compte pourtant en cas de prédiabète : dans cet essai, 84,1 % des participants prédiabétiques avaient retrouvé une glycémie normale à la semaine 68, contre 47,8 % sous placebo (voir aussi le prédiabète est-il réversible ?).
Lipides. Les triglycérides baissent nettement : de 21,9 % sous Wegovy contre 7,3 % sous placebo dans l’essai principal de la notice américaine de Wegovy, et, sous Zepbound, de 16,5–24,9 % de plus que sous placebo. Le cholestérol LDL bouge à peine : il baisse de 2,5 % sous Wegovy alors qu’il augmente de 1,3 % sous placebo, et, sous Zepbound, il est inférieur de 2,9–5,5 % à celui du groupe placebo. Un agoniste du GLP-1 ne remplace pas une statine ou un autre traitement du cholestérol LDL si votre médecin vous en recommande un.
Foie. La notice de Wegovy, qui a ajouté en 2025 une indication dans la MASH (stéatohépatite associée à une dysfonction métabolique, une stéatose hépatique avec inflammation), fait état d’une tendance à des baisses plus marquées des ALAT et des ASAT que sous placebo. Une baisse des ALAT est en général une bonne nouvelle.
Ce dont vous n’avez généralement pas besoin : calcitonine, lipase et bilans étendus
La calcitonine, une hormone produite par les cellules C de la thyroïde et qui peut être très élevée dans le CMT, semble un examen qui va de soi, mais les notices disent le contraire : « la surveillance systématique de la calcitonine sérique ou le recours à l’échographie thyroïdienne a une valeur incertaine pour la détection précoce du CMT » et « peut augmenter le risque d’interventions inutiles ». La notice européenne de Mounjaro range même une calcitonine élevée parmi ses effets indésirables fréquents : un examen superflu peut donc revenir élevé et déclencher d’autres examens. Si c’est déjà le cas pour vous, ne l’ignorez pas : les notices prévoient un bilan complémentaire, que votre médecin organisera (en savoir plus sur la calcitonine).
Lipase et amylase en l’absence de symptômes. Ces enzymes pancréatiques augmentent souvent : la lipase de 39 % en moyenne sous Wegovy dans les essais sur la perte de poids (ce qui n’a pas été observé sous placebo) et de 28–35 % sous Zepbound contre 5,8 % sous placebo. La notice de Wegovy qualifie la signification de ces hausses d’« inconnue en l’absence d’autres signes et symptômes de pancréatite » ; les notices européennes ajoutent que des enzymes élevées ne permettent pas, à elles seules, de la prédire, et une analyse de grands essais sur le liraglutide, un agoniste du GLP-1 plus ancien, n’a trouvé aucune justification à leur surveillance en dehors d’une suspicion de pancréatite.
Une échographie de la vésicule biliaire « au cas où ». Les problèmes de vésicule biliaire sont plus fréquents sous ces médicaments : une méta-analyse d’essais randomisés publiée en 2022 dans JAMA Internal Medicine a trouvé un risque relatif accru de 37 %, soit environ 27 cas supplémentaires pour 10 000 personnes par an, « en particulier en cas d’utilisation à des doses plus élevées, sur des durées plus longues et pour la perte de poids ». Pour autant, les notices ne prévoient d’examens de la vésicule biliaire qu’en cas de suspicion de calculs.
Les bilans étendus « hormonaux » ou « bien-être ». Certains services en ligne les associent à une prescription d’agoniste du GLP-1 sans aucun fondement dans les recommandations, et chaque examen supplémentaire est une occasion de plus d’obtenir une valeur hors normes sans gravité, qui fait perdre du temps et de l’argent et suscite de l’inquiétude. Si vous avez déjà reçu un tel compte rendu, notre guide Faut-il s’inquiéter de ses résultats d’analyses de sang ? indique ce qu’il faut vérifier d’abord.
Perte de poids rapide : nutriments et protéines
Manger beaucoup moins pendant des mois peut créer des manques. Le chapitre 2026 de l’ADA consacré à l’obésité et à la prise en charge du poids conseille de rechercher des carences en micronutriments après une perte de poids rapide (plus de 4 % du poids corporel par mois) ou importante (plus de 20 %), sans règle universelle quant à la fréquence ; il cite le fer, le calcium, le magnésium, le zinc et les vitamines A, D, E, K, B1, B12 et C. Une vaste étude américaine portant sur des dossiers médicaux, citée dans ce chapitre, a relevé un diagnostic de carence nutritionnelle chez près de 13 % des adultes dans les 6 mois suivant une prescription d’agoniste du GLP-1 et chez plus de 22 % dans l’année, le plus souvent en vitamine D — ce n’est pas la preuve que le médicament a causé chacune de ces carences, mais c’est une raison de poser la question.
En pratique, les examens habituels sont la ferritine, la vitamine B12 et la vitamine D — la B12 surtout si vous prenez aussi de la metformine, qui en réduit l’absorption avec le temps. L’avis conjoint recommande de recontrôler les taux de nutriments pendant le traitement (sans intervalle fixe) et aborde une supplémentation adaptée en vitamine D, en calcium et en B12. Pour préserver les muscles, il propose 1,2–1,6 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour, ou tout simplement 80–120 g — ce qu’un journal alimentaire permet de suivre mieux qu’une prise de sang.
Les autres médicaments qui changent ce qu’il faut surveiller
Comme les agonistes du GLP-1 ralentissent la vidange de l’estomac, ils peuvent modifier l’absorption de certains comprimés :
- Lévothyroxine et sémaglutide en comprimés. Dans une étude avec le sémaglutide oral, l’exposition à la lévothyroxine a augmenté d’environ 33 %, et les notices suggèrent d’envisager une surveillance clinique ou biologique renforcée — en pratique, un dosage de la TSH (pour le calendrier, voir quels examens surveiller sous lévothyroxine).
- Warfarine et tirzépatide. Les notices américaines de Mounjaro et de Zepbound demandent de surveiller les médicaments à marge thérapeutique étroite, pour lesquels l’écart entre une dose insuffisante et une dose excessive est faible, comme la warfarine (voir la notice américaine de Zepbound) : en pratique, des contrôles de l’INR, le test de coagulation qui sert à ajuster la warfarine.
- Insuline ou sulfamide hypoglycémiant. Une autosurveillance glycémique plus fréquente, comme décrit plus haut.
- La pilule et le tirzépatide. Les notices américaines et les recommandations de la MHRA pour les patients sous agonistes du GLP-1 conseillent une méthode non orale ou l’ajout d’une méthode barrière, comme le préservatif, pendant 4 semaines après le début du traitement et après chaque augmentation de dose. La notice européenne de Mounjaro, en revanche, considère que cette interaction n’est pas cliniquement pertinente, et pour le sémaglutide, la notice européenne de Wegovy ne prévoit pas de perte d’efficacité. Demandez à votre médecin ou à votre pharmacien quel conseil s’applique à votre cas.
- Projet de grossesse. Les notices du sémaglutide conseillent de l’arrêter au moins 2 mois avant une grossesse programmée ; pour le tirzépatide, la notice européenne et la MHRA indiquent au moins 1 mois, et la notice américaine de Zepbound demande de l’arrêter dès que la grossesse est constatée. Planifiez le calendrier avec votre médecin.
Génériques, préparations magistrales et versions non autorisées
Les génériques autorisés. En 2026, le sémaglutide a perdu la protection de son brevet dans plusieurs pays — selon la société de données de santé IQVIA, notamment le Canada, le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique et la Turquie — tandis qu’aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans la majeure partie de l’Europe, elle court jusqu’en 2031 ou au-delà. Le Canada a autorisé son premier générique en avril 2026 en le reconnaissant comme pharmaceutiquement équivalent au médicament de référence. Même médicament, même surveillance.
Les préparations magistrales, surtout aux États-Unis, sont fabriquées en pharmacie au lieu d’être autorisées. La page de la FDA consacrée aux agonistes du GLP-1 non autorisés souligne que l’agence « n’évalue ni la sécurité, ni l’efficacité, ni la qualité des préparations magistrales » et recense, à sa dernière mise à jour (31 mai 2026), 990 signalements d’événements indésirables associés au sémaglutide en préparation magistrale. Les Standards of Care 2026 de l’ADA ne les recommandent pas.
Les vendeurs non réglementés — instituts de beauté, réseaux sociaux, sites web qui font l’impasse sur la consultation — sont ceux contre lesquels met en garde la MHRA, qui cite des stylos injecteurs contrefaits. Si vous y avez eu recours, dites-le à votre médecin.
Signaux d’alarme : quand consulter un médecin sans tarder
Demandez sans tarder un avis médical, ou appelez les secours si les symptômes sont sévères, dans les cas suivants :
- une douleur abdominale intense qui ne passe pas, irradiant parfois dans le dos, avec ou sans vomissements (pancréatite possible) ;
- une douleur dans le haut de l’abdomen, de la fièvre, un jaunissement de la peau ou des yeux, ou des selles décolorées (problèmes de vésicule biliaire) ;
- des vomissements ou une diarrhée qui ne s’arrêtent pas, très peu d’urine, des étourdissements (déshydratation, un risque pour les reins) ;
- des troubles de la vision si vous avez un diabète, et, sous sémaglutide, toute perte soudaine de la vision ou dégradation rapide de la vue, que la MHRA demande de signaler en urgence (de très rares signalements associent le sémaglutide à une affection oculaire grave) ;
- des sueurs, des tremblements ou une confusion si vous prenez aussi de l’insuline ou un sulfamide hypoglycémiant (hypoglycémie possible) ;
- une grosseur ou un gonflement dans le cou, des difficultés à avaler, un enrouement persistant ou un essoufflement (signes cités dans la mise en garde américaine sur la thyroïde).
Indiquez au médecin ce que vous prenez ; les décisions concernant le médicament lui-même lui reviennent.
Le calendrier de surveillance
Un repère pour votre consultation, pas une auto-prescription :
| Quand | Quoi | Pourquoi |
|---|---|---|
| Avant la première dose | HbA1c ou glycémie à jeun, bilan lipidique, ALAT et ASAT, créatinine avec DFGe ; ferritine, B12, vitamine D, TSH ou test de grossesse seulement s’il y a une raison | Un point de départ |
| Les 3 premiers mois | Autosurveillance glycémique sous insuline ou sulfamide hypoglycémiant ; créatinine si les vomissements ou la diarrhée persistent ; examen ophtalmologique en cas de rétinopathie et de baisse rapide de l’HbA1c | La sécurité pendant l’augmentation des doses |
| Tous les 3–6 mois | HbA1c en cas de diabète : tous les 3 mois jusqu’à stabilisation, puis au moins deux fois par an. Sans diabète : HbA1c et lipides s’ils étaient anormaux | Le traitement fonctionne-t-il |
| Une fois par an | Bilan lipidique, ALAT et ASAT, créatinine avec DFGe ; HbA1c en l’absence de diabète | Le tableau à long terme |
| Seulement en cas de symptômes ou de raison précise | Lipase, amylase, échographie de la vésicule biliaire, calcitonine ; TSH sous lévothyroxine et sémaglutide en comprimés ; INR sous warfarine et tirzépatide ; nutriments après une perte de poids rapide ou importante | Ciblé, pas systématique |
Questions fréquentes
Faut-il faire des analyses de sang avant de commencer Ozempic ou Wegovy ? Les notices n’imposent pas de bilan standard, mais un bilan initial est judicieux : HbA1c ou glycémie à jeun, bilan lipidique, ALAT et ASAT, et créatinine avec DFGe. La ferritine, la B12, la vitamine D, la TSH ou un test de grossesse ne s’ajoutent qu’en cas de raison précise, et vos antécédents personnels et familiaux comptent autant que n’importe quel examen.
Faut-il faire un dosage de la calcitonine ? En général, non. Selon les notices américaines, la surveillance systématique de la calcitonine a une valeur incertaine pour détecter tôt un cancer médullaire de la thyroïde et peut conduire à des interventions inutiles ; le vrai garde-fou, ce sont vos antécédents personnels et familiaux. Si la calcitonine a déjà été dosée et qu’elle est revenue élevée, ne l’ignorez pas : votre médecin décidera d’un bilan complémentaire.
Ma lipase est élevée sous sémaglutide — dois-je m’inquiéter ? À elle seule, en général non. La lipase augmente souvent sous ces médicaments, de 39 % en moyenne sous Wegovy dans les essais sur la perte de poids, et les notices jugent la signification de ces hausses inconnue en l’absence d’autres signes de pancréatite. Ce qui compte, ce sont les symptômes : une douleur abdominale intense qui ne passe pas, irradiant parfois dans le dos, nécessite un avis médical rapide. Sinon, parlez de ce résultat lors de votre prochaine consultation.
À quelle fréquence faut-il doser l’HbA1c sous agoniste du GLP-1 ? En cas de diabète, l’ADA conseille au moins deux dosages par an, et environ tous les 3 mois tant que le traitement évolue ou que vous êtes au-dessus de votre objectif — en général tous les 3 mois au début. Sans diabète, il n’existe pas de calendrier officiel ; il est raisonnable de recontrôler à 3–6 mois si la valeur initiale était élevée, puis une fois par an. C’est votre médecin qui fixe le plan exact.
Faut-il d’autres examens sous sémaglutide générique ? Non. Un générique autorisé est le même médicament et se surveille comme le médicament de référence. Les préparations magistrales ou les produits non autorisés sont une autre affaire : les examens restent les mêmes, mais votre médecin doit savoir exactement ce que vous avez utilisé, car la FDA n’évalue ni la sécurité, ni l’efficacité, ni la qualité des préparations magistrales.
Conclusion
La surveillance biologique sous agonistes du GLP-1 se résume à un avant-après clair : un bilan initial, l’HbA1c selon le calendrier prévu si vous avez un diabète, un contrôle annuel des lipides, du foie et des reins, et des examens ciblés quand des symptômes ou d’autres médicaments le justifient. La calcitonine, la lipase et les bilans étendus sans raison ajoutent en général de l’inquiétude, pas de la sécurité.
Si vous voulez voir côte à côte vos comptes rendus initiaux et de suivi, c’est pour cela que nous construisons Wizey : une même analyse peut réunir jusqu’à 15 fichiers — PDF, photos ou captures d’écran — si bien que les résultats de cette année et les précédents sont lus ensemble, avec une explication des liens entre les marqueurs et des questions préparées pour votre médecin. Notre rapport d’exemple interprète justement ce type de bilan métabolique initial dans son ensemble. Ce n’est pas un substitut à une consultation ni un outil qui instaure ou arrête un traitement, mais un moyen d’arriver au rendez-vous préparé.



