🩸 Pourquoi vous êtes toujours fatigué : 7 analyses qui expliquent la fatigue chronique (ferritine, T4, cortisol, B12, glycémie, CRP, magnésium)

Pourquoi vous êtes toujours fatigué : 7 analyses qui expliquent la fatigue chronique (ferritine, T4, cortisol, B12, glycémie, CRP, magnésium)

Pourquoi vous avez toujours envie de dormir : 7 analyses qui expliqueront la fatigue chronique, et que faire

Vous vous réveillez déjà fatigué. Un double expresso fonctionne exactement vingt minutes, et à midi, votre cerveau se transforme en citrouille. Le soir, vous n’avez la force que de faire défiler votre fil d’actualité. Ça vous parle ?

La première pensée de l’homme moderne : « Je suis juste paresseux » ou « Il faut que je dorme plus ». La deuxième pensée : « Il faut que je prenne des vitamines ». Et vous voilà achetant un pot de multivitamines, les avalant pendant un mois, et le résultat : zéro.

Soyons lucides : la paresse, c’est quand vous pouvez, mais ne voulez pas. Et quand vous voulez, mais physiquement ne pouvez pas — c’est de la biochimie. Votre corps ne fonctionne pas à la volonté, il fonctionne à l’ATP, aux hormones et aux enzymes. Et si au moins un rouage est cassé dans ce mécanisme complexe, aucun coaching motivationnel ne vous aidera.

Chez Wizey AI, nous pouvons affirmer avec certitude : dans 80 % des cas, des carences ou des dysfonctionnements spécifiques se cachent derrière la « paresse chronique ». Nous avons sélectionné 7 indicateurs clés à vérifier avant de vous inscrire chez un psychothérapeute ou un coach en développement personnel.


1. Ferritine : la raison cachée pour laquelle vous suffoquez de fatigue

Ce que c’est, en termes simples

La ferritine est un « entrepôt » protéique de fer dans l’organisme. Si l’hémoglobine est le fer qui « travaille » en ce moment (transporte l’oxygène), alors la ferritine est votre réserve stratégique pour les jours difficiles.

Pourquoi l’indicateur peut baisser

  1. Apport alimentaire insuffisant : végétarisme sans suivi, régimes stricts, simplement peu de viande rouge dans l’alimentation.
  2. Problèmes d’absorption : gastrite à faible acidité, troubles intestinaux (SIBO, maladie cœliaque), prise de médicaments contre les brûlures d’estomac (inhibiteurs de la pompe à protons).
  3. Pertes chroniques : menstruations abondantes chez les femmes, saignements occultes du tube digestif, don de sang, sport intense.

Quand faut-il s’inquiéter

Une erreur classique est de ne regarder que l’hémoglobine. L’hémoglobine peut être normale (par exemple, 125 g/L), tandis que la ferritine est déjà au plancher (en dessous de 30 µg/L). C’est ce qu’on appelle la carence martiale latente. Symptômes : chute de cheveux, ongles cassants, envie de mâcher de la glace ou de la craie, essoufflement en montant au deuxième étage, tachycardie, et cette fameuse fatigue de plomb. Repère : Le taux optimal de ferritine devrait être approximativement égal à votre poids idéal, mais pas inférieur à 40–50 µg/L.


2. TSH et T4 libre : la batterie de votre organisme

Ce que c’est, en termes simples

La T4 (thyroxine) est la principale hormone de la glande thyroïde, responsable de la vitesse du métabolisme et de la production d’énergie. La TSH (hormone thyréostimulante) est le « patron » qui siège dans l’hypophyse (dans le cerveau) et secoue la thyroïde si elle travaille mal.

Pourquoi l’indicateur peut changer

  1. Processus auto-immun (thyroïdite auto-immune) : le système immunitaire attaque la glande thyroïde.
  2. Carence en iode et sélénium : la thyroïde n’a tout simplement pas de quoi fabriquer les hormones.
  3. Stress chronique : un cortisol élevé supprime la fonction thyroïdienne.

Quand faut-il s’inquiéter

Si la TSH grimpe (au-dessus de 2,5–3,0 mUI/L), et que la T4 diminue ou reste à la limite inférieure de la normale — c’est une hypothyroïdie (diminution de la fonction). Symptômes : vous avez froid quand les autres sont bien, vous prenez du poids au moindre regard vers la nourriture, la peau est sèche, les yeux gonflent le matin, et les pensées coulent lentement, comme du miel épais. C’est un état de « mode économie d’énergie ».


3. Vitamine B12 : le carburant du système nerveux

Ce que c’est, en termes simples

La vitamine B12 (cyanocobalamine) est un élément clé pour la création de l’ADN, des globules rouges et des gaines de myéline des fibres nerveuses. Sans elle, les influx nerveux sont transmis lentement et avec des interférences.

Pourquoi l’indicateur peut baisser

  1. Exclusion des produits animaux : la B12 ne se trouve que dans les produits d’origine animale.
  2. Gastrite atrophique : avec l’âge ou à cause d’une maladie, l’estomac cesse de produire le « facteur intrinsèque de Castle », nécessaire à l’absorption de la B12.
  3. Prise de metformine : un médicament populaire contre le diabète qui réduit l’absorption de la vitamine.

Quand faut-il s’inquiéter

Les valeurs de référence commencent souvent à 180–200 pg/mL, mais les neurologues savent : en dessous de 400–500 pg/mL, des symptômes peuvent déjà apparaître. Symptômes : jambes « cotonneuses », fourmillements dans les doigts, troubles de la mémoire (« entré dans une pièce et oublié pourquoi »), irritabilité, et fatigue dépressive.


4. Glycémie et insuline : les montagnes russes de l’énergie

Ce que c’est, en termes simples

Le glucose est le principal carburant des cellules. L’insuline est la clé qui ouvre la cellule pour y laisser entrer le glucose.

Pourquoi l’indicateur peut augmenter

  1. Insulinorésistance : les cellules cessent d’« entendre » l’insuline, le glucose n’entre pas à l’intérieur et flotte dans le sang, tandis que la cellule meurt de faim.
  2. Excès de glucides simples : grignotage constant de sucreries.
  3. Sédentarité : les muscles sont le principal consommateur de glucose ; s’ils ne travaillent pas, le sucre n’est pas utilisé.

Quand faut-il s’inquiéter

Si la glycémie à jeun dépasse 5,5–6,0 mmol/L — c’est un signal d’alarme. Mais plus important encore est votre état après le repas. Si 30 à 60 minutes après le déjeuner vous êtes irrésistiblement attiré par le sommeil, c’est un signe de « coma glucidique » et de possibles problèmes de sensibilité à l’insuline. L’organisme dépense des ressources colossales pour utiliser le sucre, mettant en veille les autres fonctions.


5. Cortisol : l’hormone qui ne vous laisse pas dormir (ni vivre)

Ce que c’est, en termes simples

Le cortisol est une hormone du stress et de l’adaptation. Normalement, il devrait être élevé le matin (pour vous réveiller) et bas le soir (pour vous laisser vous endormir).

Pourquoi l’indicateur peut changer

  1. Stress chronique : deadlines, crédit immobilier, actualités anxiogènes maintiennent le cortisol élevé en permanence.
  2. Perturbation du sommeil : travail de nuit ou habitude de se coucher à 2 h du matin.
  3. Épuisement surrénalien : (un terme controversé, mais l’état est réel) — quand après une longue période d’hyperactivité, le cortisol chute en dessous du seuil.

Quand faut-il s’inquiéter

Ici, ce n’est pas tant le niveau qui compte, mais le rythme. Scénario 1 : Le matin vous n’arrivez pas à vous réveiller (cortisol bas), et le soir vous n’arrivez pas à vous endormir, les pensées bouillonnent (cortisol élevé en soirée). Scénario 2 : Vous vous sentez constamment « sous tension », mais sans énergie. Important : Le cortisol sanguin est un indicateur capricieux (la peur de la piqûre l’augmente). Pour diagnostiquer la fatigue, le cortisol salivaire (4 prélèvements au cours de la journée) est plus informatif.


6. Protéine C-réactive (CRP) : qui vole votre énergie ?

Ce que c’est, en termes simples

La protéine C-réactive (ultrasensible) est le marqueur le plus rapide et le plus précis de l’inflammation dans l’organisme.

Pourquoi l’indicateur peut augmenter

  1. Infections cachées : des caries à l’amygdalite chronique.
  2. Inflammation systémique : syndrome métabolique, processus auto-immuns.
  3. Lésion tissulaire : même après un entraînement intense, elle peut brièvement augmenter.

Quand faut-il s’inquiéter

L’inflammation est un processus très énergivore. Le système immunitaire accapare la part du lion de l’ATP pour combattre l’« ennemi ». Si la CRP reste stablement au-dessus de 1–3 mg/L (à condition que vous ne soyez pas en pleine infection respiratoire), cela signifie qu’un feu couve dans l’organisme, aspirant vos forces. Vous ressentez des courbatures, de la faiblesse, un « brouillard cérébral ».


7. Magnésium : le grand relaxant

Ce que c’est, en termes simples

Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions biochimiques, y compris la production d’énergie dans les mitochondries et la relaxation musculaire.

Pourquoi l’indicateur peut baisser

  1. Stress : sous stress, le magnésium « brûle » à une vitesse cosmique, excrété par les reins.
  2. Café et alcool : les diurétiques éliminent les minéraux.
  3. Alimentation raffinée : l’alimentation moderne contient très peu de magnésium.

Quand faut-il s’inquiéter

L’analyse sanguine du magnésium est souvent peu informative, car l’organisme puisera le magnésium des os et des muscles jusqu’au bout pour maintenir son taux sanguin (homéostasie). On se fie donc à la clinique. Symptômes : la paupière qui tremble, des crampes au mollet la nuit, vous êtes irritable, dormez mal, êtes sensible aux bruits forts. Sans magnésium, la molécule d’ATP (énergie) ne peut tout simplement pas être stabilisée et utilisée par la cellule.


Que faire étape par étape : mode d’emploi pour revenir à la vie

Vous avez lu la liste et trouvé des symptômes de tout à la fois. Pas de panique. Agissons méthodiquement.

  1. Ajustez votre rythme pendant au moins une semaine. Essayez de dormir 7 à 8 heures. Si la fatigue ne disparaît pas — ce n’est pas un manque de sommeil.
  2. Faites des analyses. Inutile de tout faire d’un coup pour une fortune. Commencez par la base : NFS, ferritine, TSH, glycémie (ou hémoglobine glyquée), vitamine D (nous ne l’avons pas mentionnée dans le top 7, mais elle est aussi importante), B12.
  3. Téléchargez vos résultats sur Wizey AI. C’est là que la magie opère. Il est difficile pour une personne sans formation médicale de comprendre le lien entre une ferritine basse et une TSH légèrement élevée. Notre algorithme, lui, voit les schémas.

    Exemple concret : Vous constatez que la ferritine est à 30 (ça semble normal), et la TSH à 3,5 (aussi normal). Le médecin en clinique dira : « Vous êtes en bonne santé ». Wizey AI suggérera que pour une qualité de vie optimale, la ferritine est basse, et que c’est précisément cette carence en fer qui peut ralentir le fonctionnement de la thyroïde, entraînant une hausse de la TSH.

  4. Allez voir le médecin préparé. Avec un rapport Wizey, vous vous présentez chez le généraliste ou l’endocrinologue non pas avec une plainte vague « je ne me sens pas bien », mais avec des données concrètes et des questions précises. Cela vous fait gagner du temps et de l’argent.

Erreurs fréquentes et mythes

  • Mythe 1 : « La fatigue, c’est normal, tout le monde vit comme ça. » Non, ce n’est pas normal. D’un point de vue évolutif, l’être humain est une créature endurante. Si vous avez du mal à sortir du lit — le corps crie à l’aide.
  • Mythe 2 : « Les valeurs de référence sur le formulaire sont la norme de santé. » La référence, c’est la température moyenne de l’hôpital, malades et personnes âgées compris. L’optimum de santé (norme fonctionnelle) est souvent plus étroit et plus strict. Une ferritine à 12, c’est dans la référence, mais on ne peut pas vivre avec.
  • Mythe 3 : « Je vais prendre du fer/de l’iode/des vitamines comme ça. » Mauvaise idée. L’excès de fer est plus toxique que sa carence (stress oxydatif). L’iode en présence d’anticorps anti-thyroïdiens peut « faire exploser » la glande. D’abord le diagnostic — ensuite le traitement.

Mini-FAQ

Q : Puis-je faire toutes ces analyses en une seule fois ? R : Oui, tous ces indicateurs se dosent sur le sang veineux à jeun. Le cortisol est préférable en salivaire, mais pour un dépistage initial, le sang convient aussi (strictement le matin, au repos).

Q : Pourquoi est-ce que je bois du café mais ai encore plus sommeil ? R : La caféine bloque les récepteurs de la fatigue (adénosine), mais ne fournit pas d’énergie. Quand l’effet passe, toute la fatigue accumulée vous tombe dessus comme une avalanche. De plus, le café élimine le magnésium.

Q : La fatigue peut-elle venir de la dépression ? R : Oui, mais le diagnostic de « dépression » se pose uniquement par exclusion. Il faut d’abord s’assurer que vous n’avez ni hypothyroïdie ni anémie. Les symptômes sont quasiment identiques.


Conclusion

Votre corps est un système incroyablement intelligent. La fatigue chronique n’est pas votre caractère, c’est un voyant d’alerte sur le tableau de bord. Début 2026, la fatigue reste la plainte la plus fréquente en médecine de premier recours — et ces sept analyses constituent toujours le bilan de référence initial. Ne le colmatez pas avec un pansement de café et de boissons énergisantes.

Occupez-vous de votre biochimie. C’est le chemin le plus court vers la productivité et la joie de vivre. Et pour ne pas vous noyer dans les chiffres et les termes complexes, utilisez les outils modernes.

Téléchargez vos analyses sur Wizey AI. Le système vous aidera à trouver des corrélations qui ne sont pas évidentes au premier coup d’œil, à évaluer l’urgence de la situation, et à comprendre quel spécialiste consulter en premier. Arrêtez de deviner et commencez à gérer votre santé avec discernement.

Revue medicale

Ces informations sont fournies a titre educatif uniquement et ne se substituent pas a un avis medical professionnel, a un diagnostic ou a un traitement. Consultez toujours un professionnel de sante qualifie.

Dr. Aigerim Bissenova

Directrice médicale, Médecine interne

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